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Profession : restaurateur
Association canadienne pour la conservation et la
restauration des biens culturels
(ACCR) Association canadienne des restaurateurs professionnels (ACRP)
De nombreuses personnes possèdent des oeuvres qui ont une valeur artistique,
historique ou sentimentale. Avec le temps, ces oeuvres peuvent se détériorer,
des accidents peuvent survenir et occasionner des dommages. Pièces d'argenterie
ternies, uniformes militaires percés de trous de mites, meubles brisés,
peintures craquelées ou jaunies ne sont que quelques exemples.
Le restaurateur est un spécialiste qui peut traiter les oeuvres endommagées
et aider les collectionneurs en leur donnant des conseils pour prendre soin de
leurs oeuvres. Ce dépliant donne un aperçu du genre de travail
que le restaurateur fait.

Le restaurateur:
* un détective?
* un scientifique?
* un artiste?
* un médecin pour les oeuvres?
Le restaurateur a la formation, les connaissances
et l'expertise nécessaires
pour effectuer diverses opérations à l'intérieur d'une spécialité,
par exemple, peintures, textiles, meubles, etc. Ces opérations comprennent
l'examen et le constat d'état des oeuvres, le traitement, la documentation
et la conservation préventive.
Quelle est la nature et la structure d'une oeuvre?
L'examen de l'oeuvre est la première étape
pour déterminer sa composition, sa structure et son mode de
fabrication. À ce stade, l'oeil
exercé du restaurateur et son expérience acquise avec d'autres
oeuvres sont ses principaux outils. Le restaurateur pourra aussi consulter des
textes anciens ou des documents récents pertinents. Un examen minutieux
de l'oeuvre est essentiel pour prendre ensuite des décisions judicieuses
lors du constat d'état et de la proposition de traitement.
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La réparation d'une robe de brocat en soie. |
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Quels sont les dommages survenus? Quelles en sont
les causes?
Dans un constat d'état, le restaurateur indique
l'emplacement, l'étendue et, si possible, les causes des dommages.
Il évalue aussi la nature évolutive des dommages. Ce
constat lui permet ensuite de proposer diverses options pour le traitement
et la prévention ultérieure des dommages.
Quoi faire? Comment faire?
Le but de la restauration est d'arrêter les
dommages, de les réparer
quand cela est possible, et de révéler, par exemple, les qualités
esthétiques, historiques ou autres de l'oeuvre. Une même opération
peut satisfaire à tous ces buts. Ainsi, la réparation d'une déchirure
dans une robe de soie non seulement stabilise le tissu affaibli et prévient
d'autres dommages, mais elle permet aussi une meilleure appréciation de
l'oeuvre. Le restaurateur peut parfois suggérer diverses options pour
le traitement d'une oeuvre.
Sa formation et son expérience, de même
que les principes énoncés
dans le Code de déontologie de sa profession, permettent au restaurateur
de proposer la meilleure façon de traiter un objet selon les circonstances,
et de savoir jusqu'où un traitement devrait être poussé.
Les restaurations faites par des amateurs ne suivent cependant pas nécessairement
ces principes déontologiques et peuvent mener non seulement à des
dommages ultérieurs, mais aussi à des pertes d'information précieuse
qui nuisent à l'authenticité de l'oeuvre. Voici quelques exemples
de principes déontologiques que respectent les restaurateurs :
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Les surfaces dorées des pattes de la
chaise |
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* En faire moins, préserver plus : Une intervention trop poussée
peut causer la perte de précieux renseignements sur la façon
dont l'objet a été fabriqué ou sur son histoire. La restauration
n'implique pas une remise à neuf. Le degré d'intervention sera
choisi en consultation avec le propriétaire de l'oeuvre;
* Le
respect des traces d'histoire : Le restaurateur ne préservera
pas seulement la matière originale de l'oeuvre; il essaiera
parfois de conserver certaines réparations anciennes ou des
traces d'usage qui peuvent avoir un intérêt historique
(p. ex. des marques d'outils);
* La stabilité des matériaux de restauration : Autant
que possible, les matériaux utilisés par les restaurateurs
devraient ne pas causer de dommages ultérieurs à l'original
et devraient pouvoir s'enlever facilement si cela devenait nécessaire.
La plupart des matériaux sur le marché, par exemple
plusieurs plastiques, papiers, adhésifs, matériaux
de bouchage, revêtements et détergents, ne satisfont
pas ces critères; * Pouvoir distinguer l'original de la restauration
: Bien qu'une restauration soit, en général, peu perceptible, on
devrait toujours pouvoir la distinguer de l'original en l'examinant
de près ou à l'aide de méthodes spéciales.
La documentation joue aussi un rôle important à cet égard.
Documentation
Le restaurateur produit une documentation écrite
et photographique de son travail. Il documente l'état de l'objet
avant et après traitement, ainsi que le traitement lui-même.
Ces renseignements servent de référence au propriétaire,
aux chercheurs et aux autres restaurateurs qui pourraient avoir à examiner
l'oeuvre dans les années à venir.
Mieux vaut prévenir
La conservation préventive comprend toute action
visant à prévenir les dommages que peuvent causer le
feu, le vol, le vandalisme, l'eau, la poussière, les polluants,
les insectes, les rongeurs, la lumière, les rayons ultraviolets,
la température, l'humidité, les chocs et les vibrations.
Le restaurateur choisira les mesures appropriées pour prévenir
les dommages selon la situation de l'objet (exposition, réserve,
déplacement). La conception et la fabrication sur mesure d'une
caisse de transport ou d'une vitrine d'exposition hermétique à climat
contrôlé sont quelques exemples de stratégies
de prévention.
Qui est responsable de la restauration?
Le restaurateur partage avec le propriétaire
de l'oeuvre la responsabilité des décisions relatives à la
conservation et à la restauration. Les opérations de
conservation préventive, p. ex. le montage et l'encadrement
des oeuvres, peuvent être effectuées par des non-spécialistes.
Cependant, les interventions de restauration relèvent seulement
des restaurateurs.
Organismes canadiens regroupant des restaurateurs
L'Association canadienne pour la conservation et la
restauration des biens culturels (ACCR) est une société sans
but lucratif qui a pour objectif principal la diffusion des connaissances
concernant la conservation et la restauration des biens culturels.
L'adhésion est ouverte à tous ceux et celles qui sont
intéressés au patrimoine et à sa sauvegarde.
Pour obtenir de plus amples renseignements sur l'adhésion,
les publications et les activités de cette association, veuillez
communiquer avec :
ACCR
a/s Association des musées canadiens
332, rue Bank, P.O. Box 87028
Ottawa, Ontario K2P 1X0
tél.: (613) 231-3977
telec: (613) 231-4406 http://www.cac-accr.ca
coordinator@cac-accr.com
Association canadienne des restaurateurs professionnels (ACRP) est une société sans
but lucratif dont l'objectif principal est l'accréditation des restaurateurs
professionnels et le maintien de normes canadiennes élevées en
restauration. Les restaurateurs et scientifiques en conservation qui en sont
membres ont satisfait les critères d'accréditation professionnelle
de cette association. On peut communiquer avec l'ACRP à l'adresse suivante
:
ACRP
a/s Association des musées canadiens
280, rue Metcalfe, bureau 400
Ottawa (Ontario) K2P 1R7
Tél. : (613) 998-3721 telec:613-998-4721
greg_hill@pch.gc.ca
Les deux associations mentionnées ci-dessus ont produit et fournissent
les publications suivantes :
* Code de déontologie et Guide du praticien de l 'Association canadienne
pour la conservation et la restauration des biens culturels et de l 'Association
canadienne des restaurateurs professionnels
* Choisir un restaurateur d'oeuvres d'art au Canada
©1997-2003 ACCR et ACRP
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